Dès le mois de septembre, les entreprises dites énergivores, telles que les verriers Arc et Duralex, ont vivement réagi face à la crise énergétique. Certaines ont annoncé une suspension de l’activité au sein de leurs usines pendant quelques mois, d’autres la mise en place de mesures de chômage partiel, d’autres encore ont relancé leur production avec des groupe électrogènes fonctionnant au fioul, etc. Une gageure dans un pays qui souhaite se réindustrialiser de manière écologiquement responsable. Alors comment réagir face à cette crise à court terme et quelles stratégies mettre en place à plus long terme ?
Si toutes les entreprises sont touchées par la hausse des prix de l’énergie certaines le sont plus fortement que d’autres, de par leur activité énergivore ou de par les contrats à prix variables auxquels elles sont liés, voire les deux. La conséquence ? « Certaines entreprises ont vu leur coût de l’énergie atteindre des montants stratosphériques » rappelle Eric de Bettignies, fondateur et associé d’Advancy, et leur pérennité est compromise.