Longtemps réputée pour sa pratique bancaire, l’équipe restructuring d’Hogan Lovells s’impose désormais comme l’un des acteurs de référence du restructuring côté débiteurs et investisseurs en France. Le cabinet, réunissant près de 200 avocats à Paris, s’appuie sur une équipe dédiée, menée par Philippe Druon, qui intervient aujourd’hui en première ligne sur les dossiers les plus structurants du marché.
Avec plus de vingt-cinq ans d’expérience, Philippe Druon, a développé une pratique reconnue pour sa capacité à intervenir sur des opérations d’envergure, comme en témoignent des dossiers récents tels qu’Atos, Orpea, Casino ou encore Gifi, tout en restant présent sur des situations de taille intermédiaire. Cette diversité permet au pôle restructuring de couvrir l’ensemble du spectre des difficultés des entreprises, en amiable comme en judiciaire, tout en cultivant une connaissance intime des juridictions en province.
L’arrivée de Philippe Druon a marqué un recentrage vers l’accompagnement des entreprises en difficulté, de leurs actionnaires et des investisseurs : « Avant mon arrivée chez Hogan, le département restructuring se concentrait sur une pratique sectorielle et une activité bancaire. Ce n’est plus le cas aujourd’hui », explique-t-il. Aux côtés des débiteurs et des investisseurs, le cabinet accompagne des clients corporate mais aussi des fonds de private equity ainsi que des fonds spécialisés dans les situations spéciales, parmi lesquels Butler Industries, TowerBrook ou Oaktree.
L’équipe revendique une exigence particulière en matière de loyauté à l’égard de ses clients. « Même en l’absence de conflit d’intérêt, je refuse systématiquement un dossier si un client est susceptible d’être impliqué en face », souligne-t-il. Une ligne qui traduit une volonté de s’inscrire dans des relations de long terme.
Composée de six collaborateurs, l’équipe repose sur une nouvelle génération d’avocats, à l’image d’Alexandre Heyte et de Maxime Vaillant-Theodat. « Nous intervenons très en amont, ce qui nous permet d’appréhender les enjeux dans leur globalité et d’accompagner nos clients dans la durée », souligne ce dernier. Une approche qui implique un haut niveau d’autonomie et de responsabilisation des équipes : « Nous ne formons pas des collaborateurs, nous formons des avocats de plein exercice », précise Philippe Druon. Les membres de l’équipe peuvent également compter sur les compétences complémentaires du cabinet notamment en corporate, social, fiscal, bancaire avec Cassandre Porgès et en contentieux — avec Arthur Dethomas. « Nous bénéficions de l’élan que nous offrent toutes les pratiques du cabinet et avons construit une équipe qui irrigue toutes les autres pratiques et inversement » conclut Alexandre Heyte.
Recherche de solutions pragmatiques, franchise dans les échanges avec les dirigeants, capacité à tenir des positions souvent exigeantes : la méthode est directe et totalement assumée, à l’image de la personnalité de Philippe Druon. Une manière d’aborder les dossiers qui suppose de trancher avec courage, d’engager avec détermination, et qui imprime une tonalité particulière aux négociations.
Dans un marché du restructuring particulièrement concentré, Hogan Lovells occupe ainsi une place singulière. Ni cantonnée à un segment, ni dispersée, l’équipe s’inscrit dans une ligne claire : intervenir aux côtés des entreprises et de leurs investisseurs sur les dossiers les plus structurants, tout en conservant un ancrage territorial fort. Une position d’équilibre qui continue de façonner son développement.
Par Camille Rougeau