gilets jaunes

Quatre semaines après le début du mouvement des gilets jaunes, l’inquiétude est de mise pour l’ensemble des entreprises de notre territoire, tous secteurs confondus. La période des fêtes de fin d’année est cruciale pour bon nombre d’entre elles et les pertes engendrées seront difficilement rattrapables. Quels sont les secteurs impactés et quel coût pour notre économie ?

Blocages, dégradations, difficultés d’approvisionnement et de circulation sur les routes. Une situation particulièrement difficile pour bon nombre d’entreprises fragilisées et démunies face à pareille situation. C’est souvent en cette période qu’elles réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaires qui cette fois-ci ne viendra pas : baisse de la fréquentation des magasins, baisse du chiffre d’affaires, difficultés de trésorerie… une spirale infernale qui peut conduire à la défaillance, avec toutes les conséquences que l’on connaît.

Tous les secteurs sont concernés, à commencer par la grande distribution qui souffre le plus de la situation avec des baisses de chiffre d’affaires pouvant atteindre 50% dans certaines régions de France. L’industrie est également touchée avec des baisses de commande dans l’automobile, sans oublier le commerce de détail, l’hôtellerie, la restauration, l’artisanat, ou encore le commerce de proximité. Les baisses de chiffre d’affaires s’étendent entre 15% et 50%. Une situation très difficile à récupérer ! Selon l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), le taux d’annulation a pu atteindre 50% dans certains hôtels parisiens.

Tout le monde semble d’accord pour dire que le coût pour l’économie sera très important. Alors que la Banque de France a divisé par deux ses prévisions de croissance pour le dernier trimestre, les faisant passer de 0,4% à 0,2%, la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises (CPME) évalue les dégâts à 10 milliards d’euros alors que d’autres évoquent un coût pouvant atteindre 30 milliards d’euros. Un impact fort qui pourrait également avoir des conséquences sur l’emploi. Au-delà des répercussions financières, c’est aussi l’image de tout un pays qui est écornée.

Par Bastien de Breuvand

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