Cerec

Placée sous la protection du Tribunal de commerce de Valenciennes dans le cadre d’une procédure de redressement judiciaire, la société Cerec, l’un des leaders mondiaux de la fabrication de fonds bombés en acier, vient de voir son plan de cession arrêté le 31 mai 2021.

Créée en 1907 à Recquignies, ancienne usine d’emboutissage du groupe Vallourec, la société Cerec est une entreprise spécialisée dans la fabrication de fonds bombés en acier de grandes dimensions pour citernes de stockage, de transports ou pour appareils à pression destinés aux industries pétrolières, chimiques et agro-alimentaires ainsi qu’aux centrales électriques. En 2019, la société réalise un chiffre d’affaires de 16,1 millions d’euros, dont plus de 50% à l’export, avec une clientèle composée de grands groupes industriels internationaux œuvrant dans le domaine de la mécanique lourde, de la chimie, de l’énergie, du pétrole et de la pétrochimie. Elle emploie une centaine de personnes.

En 2020, l’activité de Cerec a été impactée par la crise liée à la Covid-19 et ses conséquences sur le marché du pétrole et du gaz qui ont eu une influence significative sur son chiffre d’affaires.

Anticipant une dégradation de la situation de trésorerie, une procédure de pré-pack cession a été initiée début 2021 afin d’identifier un ou plusieurs candidats repreneurs. Puis, par jugement en date du 29 mars 2021, le Tribunal de commerce de Valenciennes a admis Cerec au bénéfice d’une procédure de redressement judiciaire et un appel à candidatures a été initié par son administrateur judiciaire avec une date limite de dépôt fixée au 16 avril 2021. À l’issue de ce délai, deux offres, émanant des candidats identifiés au cours de la conciliation, ont été déposées.

La première offre émanait de Allied International France, société du groupe Italien Allied de dimension mondiale exerçant une activité de fabrication et de commercialisation de produits industriels et de chaudronnerie à destination des secteurs du pétrole et de l’énergie. La seconde offre émanait d’Alfa Stahl, holding d’un groupe spécialisé dans l’acier créé en 2016 et dirigée par Marc Nahas. Ce dernier a occupé plusieurs postes de direction au sein du groupe Arcelor Mittal, redressé deux entreprises du même secteur reprises en 2014 et 2016 et dispose d’une expérience de 20 ans dans la métallurgie. Il connait Cerec de longue date pour avoir été son fournisseur dans d’autres fonctions.

Par jugement en date du 31 mai 2021, le Tribunal de commerce de Valenciennes a arrêté le plan de cession de Cerec au profit de la société Alfa Stahl. En présence de deux offres sérieuses, les critères déterminants retenus par le Tribunal ont été le choix des salariés en faveur du projet d’Alfa Stahl et son caractère mieux disant en termes d’emplois préservés.

En effet, cette cession permet la préservation de plus de 80% des emplois (81 emplois sur 99) et prévoit un plan d’investissement quinquennal.

R&D (Patrick Nicolas) est intervenu dans ce dossier en qualité qu’administrateur judiciaire.

Julien Marlière est intervenu dans ce dossier en tant que mandataire judiciaire.

L’actionnaire de Cerec était accompagné par EY Corporate Finance (Matthieu Carlier), conseil financier exclusif, dans le cadre de la recherche et des négociations avec les repreneurs.

Alfa Stahl était conseillée par la SCP Avocats Business Conseils (Marie-Pierre Bigot) pour les aspects de droit social, par Huet Avocats (Emmanuel Huet) pour les aspects restructuring et par ATA Avocats (Annabelle Thieffine) pour les aspects corporate.

Par Caroline de Bonville

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