Gibson restructuring

Un an après avoir brossé leur portrait, Mayday est retourné voir l’équipe restructuring du cabinet d’avocats Gibson Dunn & Crutcher. De toutes les batailles de la place, tant en amiable qu’en judiciaire, l’équipe signe une année exceptionnelle. Aux côtés des débiteurs, de prêteurs, d’investisseurs et d’organes de la procédure, elle s’est montrée technique, engagée et innovante, et a su répondre présente sur tous les fronts dans un contexte sanitaire et économique hors norme.  

Aux côtés d’FHB dans Europacorp, côté prêteurs dans Technicolor où elle a mis en place l’un des premiers deep-financing français, également présente dans les dossiers Ymagis, CNIM qui fut sans doute la première opération où l’AMF a accepté la mise en fiducie d’actifs stratégiques par une société cotée, Camaieu, Chromology, Technicolor, Showroomprivé, Vallourec, Sassa, Orchestra-Prémaman, Rallye, La Halle, Mecachrome ou encore Conforama, l’équipe restructuring de Gibson Dunn signe une année particulière.

L’une des écuries les plus réputées de la place

Intervenant dans une succession de dossiers de premiers plans, l’équipe s’est montrée technique, innovante, rassurante dans l’exécution, à l’aise lors des négociations tendues et a su être le chef d’orchestre de l’ensemble des practices de la firme au service des plus grandes restructurations de la place. Animée par Jean-Pierre Farges, un avocat emblématique du marché, et Pierre-Emmanuel Fender elle a pu également compter sur les renforts de Bertrand Delaunay en corporate, Amanda Bevan-de Bernède en financement qui a récemment musclé les rangs par deux nouvelles recrues montant l’équipe à 5 professionnels, et Nataline Fleury en social qui, arrivée en 2020 avec deux collaborateurs, a depuis recruté deux nouvelles personnes.

Jouant un rôle de premier plan dans le dossier Rallye avec Weil Gotshal et Darrois, l’équipe s’est faite remarquer en mettant en œuvre une restructuration musclée qui fit couler beaucoup d’encre, mais « qui n’a souffert d’aucun recours sérieux » rappellent les avocats.

Hyperactifs, également présents dans le dossier Europacorp, les avocats de l’équipe ont été les artisans de la reconnaissance par un juge américain de l’application d’une procédure de sauvegarde de droit français au bénéfice d’une société américaine. Ce faisant, ils ont participé à la mise en place de « l’application inversée du mécanisme habituel d’une procédure de chapter 11 sur une société française », fait remarquer Jean-Pierre Farges.

Côté repreneurs, l’équipe s’est illustrée dans la bataille d’Orchestra-Premaman aux côtés de Pierre Mestre, « un self made man extraordinaire, charismatique et qui connait parfaitement son secteur », dans la reprise du fabriquant de jouet. Donnant lieu à un dossier qui fit couler beaucoup d’encre du fait l’application des ordonnances Covid permettant la reprise de son entreprise par son dirigeant, ils ont su emporter l’adhésion de tous, en ce compris les fournisseurs qui ont octroyé à leur candidat pourtant débiteur et repreneur, un crédit fournisseur de 150 M€.

Enfin, c’est aux côtés de La Halle, dernier dossier emblématique de la grandeur mais aussi de la décadence du groupe Vivarte qui passant de 16 à 2 enseignes, a clôturé une saga longue de dix ans. Tout en étant impliqués sur la cession à Beaumanoir de l’enseigne et d’une majorité des 5.000 salariés ils ont accompagné l’administrateur judiciaire dans les aspects sociaux de la cession. d’André, son ancienne société sœur, à M. Frégo, et Vivarte dans les relations commerciales contractuelles de celle-ci avec André. .

Se distinguant par sa cohésion, le cabinet fait corps au service de ses clients

Alors que « chaque financement nécessite du sur-mesure et que chaque confinement représente un défi supplémentaire pour les entreprises et leurs prêteurs » rappelle Amanda Bevan-de Bernède, le PGE, qui a pu sauver des entreprises, n’en demeure pas moins « un outil difficile à utiliser et qui peut donner lieu à beaucoup de discussions » pour Jean-Pierre Farges. Assurément, alors que le Covid n’a été que le déclencheur de difficultés déjà bien présentes dans certains dossiers comme La Halle ou André, d’autres comme « Orchestra et Camaïeu auraient sans doute pu honorer les échéances de leur plan sans le Covid » estime l’avocat.

A l’inverse, Bertrand Delaunay se réjouit que l’équipe ait accompagné Hopps Group, un leader des solutions de logistique e-commerce et expert du média courrier « qui s’est notamment imposé comme le sous-traitant naturel de la poste alors que les salariés de ces derniers faisaient valoir leur droit de retrait » et qui sort grandi de cette épreuve.

Confronté à une période inédite, l’équipe, qui vient de vivre une année chargée, ne s’attend pas à un ralentissement du marché. Les clés du succès ? Prenez un peu de collectif, une organisation militaire, beaucoup d’expérience et ajoutez-y un engagement total aux côtés de vos clients. Confortablement niché dans son nouveau quartier général avenue de Matignon, le cabinet d’une cinquantaine d’avocats qui sait s’adapter au distanciel, chéri le présentiel. Entre cohésion et émulation, ils avancent en groupe et n’ont assurément pas fini de nous surprendre.

Par Cyprien de Girval

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