redressement judiciaire

A la suite des dissolutions du 1er Régiment d’artillerie de marine (RAMa), de l’état-major de la 1ère Brigade mécanisée (BM) et de sa compagnie de commandement et des transmissions implantées à Châlons-en-Champagne en 2014, 1.003 emplois civils et militaires ont été supprimés. Pour compenser les conséquences économiques et démographiques de cette décision, le gouvernement a décidé de mettre en œuvre un plan d’accompagnement destiné à faciliter la transition du territoire et redynamiser le site à la suite du départ des militaires: le Contrat de Redynamisation du Site de Défense (CRSD).

L’objet du contrat, signé en août 2015, est d’apporter une aide financière au service du développement économique de la zone. Avec 23 millions d’euros encore disponibles, l’élu Rudy Namur propose que ce dispositif soit utilisé pour aider les entreprises en difficulté et donc l’entreprise PCH Metals, en redressement judiciaire depuis mars 2018.

Une idée qui pourrait avoir du sens selon l’élu, offrant l’opportunité à l’entreprise de se relancer où à un repreneur de s’approprier le site grâce à ce financement. Malgré tout, pour que cela soit rendu possible, il est nécessaire de faire évoluer les statuts du CRSD qui ne finance jusqu’à présent que des entreprises recréant de l’emploi, ce qui peut sembler incompatible avec une entreprise en difficulté.

Néanmoins, l’arrivée d’un repreneur qui porterait le projet de relance de l’activité, de sauvetage d’un certain nombre d’emplois dans une logique de pérennisation de l’entreprise, ne pourrait-il pas rentrer de la cadre d’un dispositif visant à dynamiser un territoire ? L’idée est sur la table, la réflexion est en cours…

Par Bastien de Breuvand

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