Des prix qui s’envolent et des sociétés notamment industrielles qui annoncent stopper leur production ou activité pour des durées plus ou moins longues. Arques, Duralex, Aluminium Dunkerque, les piscines Vert Marine… la liste s’allonge chaque jour avec comme conséquence directe la mise au chômage partielle d’un grand nombre de salariés.
Une question brûle les lèvres : le gouvernement va-t-il devoir réactiver les moyens de prise en charge de l’activité partielle mis en charge pendant la crise covid ? La réponse est positive puisque le gouvernement ouvre le bénéfice de l’activité partielle aux entreprises « très fortement affectées par la hausse des prix du gaz et/ou de l’électricité, ce qui se traduit notamment par le fait, d’avoir des achats de gaz et/ou d’électricité atteignant au moins 3 % de son chiffre d’affaires et, à la date de dépôt de la demande, de subir une baisse d’excédent brut d’exploitation (EBE) par rapport à 2021 ». Toutefois, depuis le 1er août dernier, « le dispositif qui consistait pendant la crise sanitaire à ce que le coût du chômage partiel soit pris en charge à 100% par l’Etat n’est plus appliqué. Aujourd’hui en cas de chômage partiel ayant pour origine la hausse des prix du gaz et/ou de l’électricité, le salarié reçoit en principe 60% de sa rémunération brute (100% du SMIC) dans la limite de 4,5 fois le salaire minimum et l’entreprise n’est remboursé qu’à hauteur de 36%, le reste étant donc à sa charge » nous rappellent Etienne Masson et Laurent Grisoni, associés du cabinet GMA.