Le distributeur de journaux Presstalis, qui diffuse 4 000 titres dans 25 000 points de vente, doit faire face à des difficultés financières après avoir essuyé une perte de 20 millions d’euros en 2017, en raison notamment d’un marché de la presse papier en difficulté. Pour sortir de l’ornière à horizon fin 2019, l’entreprise lance un plan de transformation.

Parmi les mesures décidées, la réduction de la masse salariale avec la mise en place d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi qui prévoit la suppression d’environ 200 à 300 emplois, dont 114 postes au siège social de l’entreprise sur les 1200 que compte l’entreprise.

L’entreprise cherche également à trouver la somme de 140 millions d’euros pour couvrir les difficultés de trésorerie, les pertes et financer le plan de restructuration de 50 millions d’euros. Une somme que l’Etat serait prêt à avancer pour moitié par l’intermédiaire d’un prêt, l’autre partie revenant aux éditeurs (soit sous forme de prêt à Presstalis, soit en cotisant chaque mois jusqu’en juin 2022 à hauteur de 2,25% de leurs recettes sur les ventes de magazines et de journaux).

C’est tout un secteur qui est concerné et la Ministre de la Culture, Françoise Nyssen, n’envisage pas un sauvetage sans une réforme structurelle complète du secteur. La filière est actuellement régie par la loi Bichet de 1947, qui a semble-t-il créé un système très complexe et inadapté.

Pour bien comprendre, la filière est structurée de la façon suivante : les messageries dont la mission est de diffuser les journaux (ce que fait Presstalis et son concurrent les Messageries Lyonnaises de Presse), puis les dépôts qui quadrillent le territoire et sont détenus à la fois par Presstalis et MLP et enfin les points de vente que sont les kiosques et marchands de presse chargés de la commercialisation des titres de presse. L’objectif est donc de réformer l’ensemble de la filière.

Parmi les pistes envisagées notamment par Michel Benbunan, PDG de Presstalis : favoriser l’augmentation du nombre de points de vente et leur offrir davantage de liberté dans le choix des titres qu’ils souhaitent exposer sur leurs linéaires, sans les contraindre à afficher tous les titres comme le prévoit le principe d’égalité imposé par la loi Bichet.

D’autres proposent davantage de concurrence avec l’arrivée d’autres acteurs que MLP et Presstalis.

Par Bastien de Breuvand

 

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