Une étude de la Coface, expert en assurance-crédit internationale pour les entreprises révèle qu’environ 6% des entreprises françaises seraient en difficulté. L’organisme s’est intéressé aux entreprises défaillantes ainsi qu’à ces entreprises dites « zombies » qui semblent survivre grâce à des taux d’intérêts bas et qui sont peu productives et peu rentables.

Cette dénomination d’entreprises « zombies » rassemble des entreprises créées avant 2010, très endettées, peu rentables et insolvables. Elles représentaient en 2016 à peu près 4,6% des entreprises françaises et leur augmentation serait la résultante des politiques monétaires ultra-accommodantes mises en place par les banques centrales qui leur offrent un accès à des taux des crédits bon marché.

La Coface s’alarme de l’augmentation du nombre de ces entreprises peu productives qui d’une part, tirent vers le bas la productivité et la croissance du PIB et d’autre part, confisquent une partie des prêts et des capitaux disponibles qui seraient bien mieux utilisés par d’autres entreprises plus productives comme les jeunes startups innovantes.

A partir de ce constat, la Coface s’est intéressée aux défaillances des entreprises françaises. Si elles ont reculé de 8,3% en 2017 pour s’établir à 53 414 entreprises en défaillance, la Coface estime qu’en additionnant ce chiffre avec les entreprises « zombies » on arrive à un taux d’entreprises fragiles de 5,7% sur la totalité des entreprises françaises. Un chiffre à mettre en corrélation avec le fait que le taux d’endettement des entreprises est passé de 60 % du PIB fin 2010 à 71,6 % à la fin 2017.

La Coface appelle donc à rester vigilant, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de nouvelles politiques monétaire moins accommodantes de la Banque centrale européenne.

Pour retrouver l’étude complète : Entreprises en France, moins de défaillance, mais toujours autant de « zombies »

Par Bastien de Breuvand

 

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