Maurer Tempé, Charcutier-Traiteur d’Alsace depuis plus de 100 ans, c’est d’abord l’histoire de deux familles Alsaciennes qui investissent le milieu de la boucherie-charcuterie d’Alsace : Gustave Tempé, en 1910 et Jules Maurer à en 1921. Chacun mène sa petite vie de son côté, jusqu’à ce que Maurer rachète son concurrent Tempé à la barre du tribunal en 2012 et porte ce groupe au rang de numéro 2 du secteur en Alsace.

2012, c’est aussi l’année de la flambée du cours du porc, qui plonge l’entreprise dans une zone de turbulence qui va l’obliger à réduire ses effectifs. A l’époque, ce sont 370 personnes qui travaillent dans l’entreprise, réparties entre l’usine de Kingersheim et les points de vente, contre 239 actuellement. L’intégration de la nouvelle structure de Tempé est rendue plus complexe : faute de soutien bancaire, il n’est pas possible d’obtenir les ressources pour moderniser l’usine. Certaines centrales d’achat pour lesquels Tempé travaillait sous marque distributeur refusent de renégocier des prix datant de 2008.

En janvier 2014, la Charcuterie Maurer Tempé bénéficie d’une procédure de sauvegarde. Dominique Bigard, patron du groupe, prend la décision de stopper les pertes en dénonçant ces contrats qui lui rapportaient un chiffre d’affaires de 4 millions d’euros sur les 47 millions alors réalisés par le groupe. Il se concentre également sur ce qui fonctionne, c’est-à-dire son usine de Kingersheim, ses points de vente et va tout miser sur la qualité et la rentabilité de ses marques phares.

Malgré ses efforts, le Tribunal de grande instance de Mulhouse a placé la charcuterie industrielle en redressement judiciaire le 10 janvier 2018. Ce mercredi 14 mars 2018, le tribunal l’a autorisée à poursuivre son activité jusqu’au début du mois de juillet. Le groupe est à présent à la recherche d’un repreneur.

Par Bastien de Breuvand

 

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