william saurin

Cofigeo, repreneur du leader français des plats cuisinés William Saurin, s’est vu imposer la réalisation de plusieurs cessions par l’Autorité de la Concurrence dans une décision du 14 juin dernier.

Le repreneur, qui aura exprimé jusqu’au bout son désaccord, doit ainsi céder la marque Zapetti, ainsi qu’un site de production.

Pour mémoire, il pourrait s’agir du dernier acte du démantèlement du Groupe Financière Turenne Lafayette qui, après le décès de sa fondatrice, Monique Piffaut, a fait l’objet d’une faillite économique. A l’époque, une partie du groupe, le pôle Charcuterie (marques Paul Prédault, Madrange et Montagne noire) avait été cédée à Cooperl, une coopérative Bretonne.

Cofigeo de son côté s’était portée acquéreur à la barre du Tribunal, avec Arterris, une coopérative de Castelnaudary, de la marque William Saurin, de Garbit, la belle Chaurienne ou encore Petitjean. L’ensemble représentait tout de même plus de 900 salariés et un chiffre d’affaires de plus de 300 millions d’euros.

Cette opération aurait conduit à ce que Cofigeo détienne plus de 80 % de part de marché des plats cuisinés italiens et 70 % des plats cuisinés exotiques.

L’affaire avait à l’époque fait grand bruit dans le milieu de la grande distribution. L’Autorité a ainsi tranché en acceptant cette acquisition, mais en réduisant son périmètre.

Cofigeo dispose maintenant d’un délai, qui n’est pas public, pour se conformer à cette décision.

De son côté, Bruno Le Maire dispose de 25 jours pour annuler, modifier ou confirmer la décision de l’Autorité Administrative Indépendante au nom de l’intérêt général.

Par Cyprien de Girval

 

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