Fondée à Toulouse en 2007 par Christian Caviglioli, Jean Baron et Luc Fourquié, CBF Associés compte aujourd’hui sept administrateurs judiciaires et dix implantations en France métropolitaine et en outre-mer. Troisième étude nationale en termes de taille, elle fonctionne comme une structure unique et pleinement intégrée : une seule société, une seule comptabilité.
L’étude a grandi par étapes. L’ouverture d’un bureau à Bayonne d’abord, La Réunion et Nouméa sous l’impulsion de Jean Baron, puis l’intégration en 2017 de Serge Cera et de ses équipes bordelaises. La même année, un bureau parisien voit le jour, que Lou Fléchard consolide en devenant associée en 2020. Adrien Dusseau et Thibaut Patard-Piedmont rejoignent le collège d’associés en 2021, renforçant la présence en Provence et dans le Sud-Ouest, ainsi que plus récemment dans le Grand Est. Aujourd’hui, CBF Associés est présente à Toulouse, Bordeaux, Bayonne, Paris, Aix-en-Provence, Marseille, Strasbourg, ainsi qu’en outre-mer à La Réunion, Papeete et Nouméa.
Chez CBF, une véritable logique de filiation interne s’est installée au fil des années. La quasi-totalité des associés ont d’abord été stagiaires auprès d’un autre associé de l’étude, perpétuant ainsi une chaîne de transmission qui, selon Christian Caviglioli, « unifie les pratiques autour d’un socle commun, tout en laissant à chaque administrateur la liberté de développer sa propre approche ». Cette culture se retrouve également dans le mode de gouvernance, où les décisions sont prises à la majorité.
La plupart des associés ont exercé en entreprise avant de devenir administrateurs judiciaires, en occupant des fonctions de direction financière, de contrôle de gestion, de conseil en restructuring ou encore de management au sein de groupes internationaux. Une culture financière partagée, qui nourrit une approche pro-entreprise ancrée de longue date. Christian Caviglioli a pratiqué les procédures amiables avant même qu’elles soient codifiées, contribuant à installer une sensibilité particulière aux procédures préventives au cœur de CBF, dans l’ADN de l’Etude.
L’étude intervient quelle que soit la taille de l’entreprise, de la micro-structure aux grands groupes. Sa capacité à justifier de plus de 15 salariés, seuil légal requis pour être désigné sur les grandes procédures, lui permet d’être mandatée sur des dossiers de premier plan, avec des équipes autonomes dans chaque bureau. Parmi les dossiers récents figurent le très sensible dossier de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB), holding du groupe de Michel Ohayon, l’association marseillaise Entraide, BVA, Sigfox, Fibre Excellence, la restructuration du domaine Tariquet, des pommes Castang, ou encore Réside Etudes à Paris.
En interne, l’organisation s’articule autour de trois pôles : judiciaire, amiable et civil. Chaque collaborateur est identifié sur l’un d’eux, mais conserve une compétence dans le pôle complémentaire, 80 % sur sa spécialité, 20 % sur l’autre. Une polyvalence voulue, notamment face aux procédures hybrides comme les prepacks ou les sauvegardes accélérées.
Le résultat ? Bénéficiant d’une couverture géographique nationale, d’une structure intégrée et expérimentée capable d’intervenir sur tout type de dossier, CBF n’est pas qu’un acteur de premier plan du traitement des difficultés des entreprises. C’est aussi un collège d’associés, qui s’est formé par cooptation, et qui a décidé de jouer collectif.
Par Camille Rougeau